Nov 10

Les urgences du calendrier

Du cosecrétaire départemental, Dominique MICHEL

Camarades,

Nous avons quelques dossiers à traiter en urgence:

A) Venue de Jean-Luc  MÉLANCHON le 29/11/2016

  1. La venue de Jean-Luc Mélanchon à Bordeaux le 29 novembre 2016. Il faut s’engager dans l’organisation de cet évènement. Pour ce faire suivez ce lein:      https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfLyMgOLyyonzBL_y-P3OXTTEZrolrX5lVDyL9TgnPcMHtZ_A/viewform
  2. Sur le même sujet il serait bien que nous nous réunissions dès que nous aurons des retours de France Insoumise concernant leurs demandes afin de nous répartir les tâches.
  3. Un mail vous parviendra dans les prochains jours en vous précisant la date et le lieu de cette réunion.

B) Coordination du 1 décembre 2016 à 19:00.

L’ordre du jour et le lieu vous seront communiqué lundi 14 novembre 2016

C) Un compte rendu de l’AG

C’est un compte rendu informatif, traitant des changements qui se sont opérés le 5 novembre 2016 lors de l’Assemblée Générale. Il doit vous parvenir  le vendredi 11 novembre 2016 .au plus tard

D) Le point sur les comités.

La coordination va se réunir le 1er décembre 2016. Y sont invité les membres statutairement désignés.

« Composition de la coordination départementale. La coordination départementale est composée des représentants des comités du département et de personnes chargées de tâches départementales. Les représentants de chaque comité sont ses cosecrétaires et ses délégués à la coordination départementale. Les personnes chargées des
tâches départementales sont les membres du secrétariat départemental élus par l’Assemblée Générale des adhérents du département.

Il serait bien que les secrétaires des comités viennent avec les dates de leur assemblée générale et les noms de leurs délégués élus.

E) Je souhaite être convié aux prochaines réunions des comités pour que l’on fasse connaissance.

Bien à vous

Dominique MICHEL

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Mai 18

Appel PG Grande Région.

ALPC

Le Parti de Gauche réuni en coordination régionale s’adresse à tous les citoyens à toutes les organisations pour construire des régions écosocialistes et anticapitalistes répondant à leurs besoins et à leurs aspirations.

Cet appel n’est qu’un début, nous vous invitons à venir construire ensemble un projet démocratique, républicain, écologique et social.

 

Cliquez sur le lien ci-dessous pour découvrir l’appel :

 

Appel Régionales PG Aquitaine Limousin Poitou Charentes

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Avr 15

Le scandaleux hold-up du PS sur l’écosocialisme

Jean Luc Mélenchon,Corinne Morel-Darleux, Martine Billard, Eric Coquerel et Mathieu Agostini ont signé la tribune suivante dans le quotidien Reporterre.

premier-manifeste-18-theses-pour-l-ecosocialisme

Dans éco-socialisme, il y a « éco » et « socialisme ». Quelle ne fut donc pas notre surprise de voir ce terme apparaitre dans la motion dite « mastodonte » du PS, soutenue par M. Cambadélis et ses amis. Car certes, si les jeunes socialistes utilisent ce terme depuis 2012, le parti du même nom s’applique lui à le détruire depuis la même date, celle de son arrivée au pouvoir.

Tout affairés à la préparation de leurs enjeux internes de Congrès et à la nécessité d’appâter quelques écologistes aventuriers, les solfériniens ont décidément oublié jusqu’au sens des mots. Car sinon comment diable MM. Cambadelis et Valls pourraient-ils se réclamer de l’écosocialisme ?

Ceux-là même qui au gouvernement mènent de manière systématique une politique de l’offre, prônent la croissance du PIB pour seule issue, exportent EPR et nucléaire, défendent le barrage de Sivens, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et la ligne à grande vitesse Lyon-Turin.

Ceux-là même qui ont tôt fait d’abandonner toute réforme fiscale une fois arrivés au pouvoir et ont remplacé la limitation des très hauts revenus par la soumission aux lobbies et à la finance.

Ceux-là même qui proclament à la FNSEA qu’ils feront assouplir la directive européenne sur les nitrates, qui criminalisent les lanceurs d’alerte, promeuvent l’agriculture industrielle synonyme de mal bouffe et de disparition de la paysannerie, offrent des milliards de crédit impôt compétitivité sans aucune contrepartie ni sociale ni environnementale !

La liste est longue, interminable, des renoncements de ces « socialistes » sur les plans social, environnemental et démocratique, les trois piliers de l’écosocialisme.

En somme, M. Cambadelis qui proclame avec force trémolos et revers de manche au « Grand rendez-vous » Europe 1/Le Monde/iTÉLÉ ne pas vouloir d’un PS « mélenchonisé » vient en réalité piocher au Parti de Gauche ses éléments de langage et ses mots-clés, de l’alliance populaire à l’écosocialisme.

En bon politicien cynique, expert de l’oxymore politique, le PS veut utiliser le mot sans y mettre le contenu de la politique, et tente de le dénaturer. Reconnaissant que le PS a perdu la bataille idéologique face à la droite, il essaie d’entraîner tout le monde dans leur chute en ajoutant à la confusion. C’est un nouveau coup bas, que nous ne pouvons laisser passer, tant il mettrait à mal la perspective d’un renouveau politique dans notre pays et ajouterait à la confusion dramatique qui détourne nos concitoyens des urnes.

Nous travaillons depuis des années, avec d’autres, à l’élaboration de ce projet et à sa mise en œuvre politique, dans la lignée des travaux menés avant nous depuis les années 70, du Club de Rome à la déclaration de Bélem. Nous avons relancé la construction de ce projet alternatif par des assises nationales en décembre 2012 et coordonné la rédaction collective du Manifeste pour l’écosocialisme en dix-huit thèses.

Celui-ci a été traduit en douze langues : grec, allemand, espagnol, japonais, italien, portugais, anglais, russe, polonais, néerlandais, turc et suédois.Il a été présenté en Espagne, au Maroc, en Algérie, Tunisie, Angleterre, Belgique, Portugal, Équateur, Italie, Hongrie, Turquie, Allemagne, Japon et Danemark, et fait l’objet de dizaines d’assises décentralisées à travers le pays depuis trois ans.

L’écosocialisme est un espoir neuf, désirable et possible, au potentiel considérable. Nous ne laisserons pas les caciques du PS le polluer de leurs renoncements. Nous ne les laisserons pas une fois de plus détruire une des seules alternatives politiques crédibles aujourd’hui. Qu’ils assument ce qu’ils sont désormais.

Il suffit d’avoir dévoyé la gauche et le socialisme. Il suffit que la droite s’apprête à s’accaparer la République en changeant le nom de l’UMP. Des écosocialistes il y en a sans doute encore, égarés au PS, mais une chose est sûre : le PS lui n’est pas écosocialiste. Alors n’ajoutons pas encore au malheur du monde en nommant mal les choses, comme le disait Albert Camus.

Messieurs Valls et Cambadelis, vous en avez suffisamment fait. Ne touchez pas aux belles idées. La politique que mène aujourd’hui le PS au gouvernement n’est ni écologiste, ni socialiste. Elle est tout l’inverse de l’écosocialisme. Choisissez les mots qui vont avec votre politique : austérité, libéralisme, oligarchie, et laissez-nous faire fleurir l’alternative en paix.


Lire aussi : Qu’est-ce que l’écosocialisme ?


Source : Courriel à Reporterre

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Avr 10

Communiqué du PG 33-26 mars 2015

cropped-Bandeau-Depts-33.jpgLe PG de la Gironde remercie de leur confiance les 41 046 électeurs qui ont porté leurs suffrages sur les listes du FDG présentes dans les 32 cantons. Il se félicite des scores en progression obtenus dans tout le département par les candidats qu’il a soutenu. Malgré le redécoupage des cantons et le mode de scrutin qui ne nous permet pas d’être représentés au conseil départemental, 8.7 % des électeurs ont choisi nos listes Front de Gauche pour exprimer leur espoir de voir une alternative sociale, écologiste et anti-austérité donner de la force à leurs aspirations à vivre mieux.

Ces élections sont une étape dans la construction d’une alternative à gauche à la politique libérale portée par ce gouvernement ainsi que le précédent. Notre résultat est un socle pour construire une alternative politique, authentiquement à gauche, républicaine, sociale et écologiste. Il y a urgence lorsque la moitié des électeurs font d’abord le choix de l’abstention. Il y a urgence quand la droite et son extrême réalisent des scores si importants. Leurs candidats comme ceux du PS n’ont qu’un programme : des économies sur les besoins essentiels de la population avec l’affaiblissement des services publics.

Nous rappelons notre détermination à combattre les politiques et les idées du FN et de l’extrême droite qui menacent directement notre république, nos départements et nos communes.
Nous sommes confiants dans l’intelligence politique de nos électeurs qui sauront se déterminer en toute liberté.

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Avr 10

Manifestation du 9 avril à Bordeaux

manif9avril1-514x44010 000 manifestants selon la CGT ont battu le pavé en Gironde à l’appel de FO, la FSU, Sud Solidaires et la CGT, parmi eux, de nombreux salariés en lutte, de Radio France, aux supermarchés, aux hôpitaux, aux ouvriers de MetalTemple de Fumel, pour dénoncer la loi Macron et les politiques d’austérité en France.

 

Nous étions à leurs côtés.

 

(Crédits Photo : Rue89 Bordeaux)

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Avr 10

Non aux fermes-usines, en Gironde comme ailleurs

0pgg4Alors que nos camarades sont engagés contre le projet de la ferme des milles vaches en Picardie et contre le projet de la ferme des milles veaux sur le Plateau de Millevaches, en Gironde aussi nous nous opposons à l’industrialisation de l’agriculture et militons pour une agriculture respectueuse des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement.

 

Nous vous invitons à signer la pétition ci-jointe :

 

http://redir.agirpourlenvironnement.org/nl/0o/s71tg.html?a=eZBHxl&b=3f26f9aa&c=0o&d=0430a16f&e=b84b989b&email=anniedescot%40voila.fr

 

 

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Avr 10

Pour une nouvelle alliance populaire-Déclaration de Jean Luc Mélenchon suite au second tour des élections départementales

« Ce soir, l’extrême droi2011-03-08-jlm-nancy-n10te, et la droite à sa remorque, remportent un succès écrasant. Mais c’est davantage qu’un résultat électoral.

Leur victoire montre que notre culture de la fraternité humaine, notre idéal de liberté personnelle, notre aspiration à l’égalité sociale et au partage des richesses, notre conscience de l’intérêt général humain face à la catastrophe écologique qui s’avance, tout cela n’est plus la culture commune dominante de la société française.

Hélas, hélas, il en est de même ailleurs. Une mauvaise saison de l’histoire recommence en Europe. Après le Danemark, la Norvège, la Hongrie et combien d’autres pays, la face obscure du vieux continent gagne du terrain partout comme chez nous. La cruelle politique imposée par l’Union Européenne en est la cause commune.
En France le quinquennat de François Hollande et la primature de Manuel Valls sont ceux de la soumission sans condition à ses diktats. C’est la principale cause du résultat de ce soir.
Tant de souffrances sociales, tant de médiocrité politicienne, tant de mépris du peuple ont épuisé toutes les patiences.
Notre pays est menacé de dislocation. Mais il ne suffit pas de critiquer. Il faut ouvrir un nouveau chemin. Il faut refonder notre République. Ne vous laissez pas imposer leur soit disant tripartisme qui méprise nos 11% et ignore les 50% d’abstention.

Je lance un appel. Ne nous résignons pas ! Ne laissez pas François Hollande et Manuel Valls réduire la gauche à néant.
En décembre prochain nous serons appelés aux urnes, une nouvelle fois. Offrons à notre peuple une nouvelle alliance populaire, crédible, indépendante de ce gouvernement avec lequel rien n’est possible, sans alliance à géométrie variable, une alliance visible c’est-à-dire ayant le même sigle dans tout le pays pour que chacun puisse l’identifier.
Une alliance clairement ancrée dans l’intérêt général humain. Avec les partis et personnalités de l’opposition de gauche. Avec des assemblées citoyennes ouvertes à tous. C’est leur responsabilité historique.
Cette semaine je vais proposer aux partis concernés de se rencontrer pour cela. Mes chers concitoyens, le résultat des urnes doit être respecté. Mais si vous ne vous sentez représenté ni par les vainqueurs de ce soir ni par le gouvernement qui à permis leur victoire, alors agissez !
Imposez le rassemblement citoyen auquel j’appelle, ne désertez pas le combat qui s’impose à vous, ne renoncez pas à l’amour de notre pays et de nos valeurs.
Résistez ! Ne lâchez rien ! Vive la République ! Vive la France ! »

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Ce soir, dans le même lieu, intervient quasiment la même palette d’organisations que le 19 janvier, jour du meeting  de seric-coquereloutien au peuple grec et à Syriza.

Quel rapport avec la Loi Macron ?

Il s’agit de la même politique,  des mêmes diktats que subit le peuple grec. Tout n’est qu’affaire de degré mais la nature est la même : même politique de l’offre, même austérité, mêmes ordres de Bruxelles et du gouvernement de la « « Große Koalition » de Mme Merckel.

C’est avec le même incroyable mépris que Mme Merckel et Mr Schaube, et leurs commis de la Commission européenne, somment M. Tsipras de renier le mandat que lui a donné son peuple.

Ne nous y trompons pas : ce sont des ordres de même nature qui sont dictés à la France : 

– Les ordres, à l’automne 2014, de  s’engager sur des réformes structurelles en échange d’un sursis sur la réduction des déficits à 3 %.

Cela donne la loi Macron, fourre-tout de mesures pour répondre à cette exigence mais terriblement homogène pour ce qui est de déréguler et casser les acquis sociaux.

Ce n’est pas fini. Vous abhorrez  la saison 1 ? Vous devriez détester la saison 2 où le libéral Killer Emmanuel Macron promet d’aller bien plus loin encore dans la casse de l’Etat social

Cette fois cela correspond aux ordres de la commission européenne qui ont été donnés à la France en mars lors d’une réunion des ministres des finances : une feuille de route précise ayant pour objectif d’amener le déficit du budget français en dessous des 3% d’ici 2017. D’où 30  MDS d’Euros d’économie en plus des 50 MDS déjà prévus et de nouvelles réformes structurelles dont très certainement la dérégulation de la durée légale hebdomadaire de travail.

Il n ‘y aurait donc pas de différences de fond entre la Grèce et le France ?  Si, c’est la nature des deux gouvernements.

– L’un, celui de Mr Tsipras, gouverne un pays de 11 Millions d’habitants, situé au 43ème rang des économies mondiales et au 13ème en Europe. Malgré ce rapport de force il s’est pourtant engagé dans une stratégie de résistance et de désobéissance qui lui vaut l’adhésion de plus en plus grande de son peuple, alors qu’il n’a été élu que par 37 % des siens.

L’autre, celui de Mr Hollande et Valls, gouverne un pays de 65 millions d’habitant, 5ème puissance économie au monde, 2ème dans l’UE. Malgré un mandat voté par plus de 51 % de la population, intégrant la renégociation du TSCG, il a capitulé de puis longtemps ce qui lui vaut  aujourd’hui la défiance quasi totale de son peuple.

– Le premier résiste au nom de la souveraineté de son peuple et d’une vision du monde qui lui fait refuser la loin d’airain du capitalisme financiarisé.

Le second ne fait même pas mine de tenir tête, ses représentants hochent du bonnet à peine sont-ils assis  à une table de réunion à Bruxelles ou Berlin.

Je ne sais pas si plus tard le peuple Grec songera à ériger une statue à Alexis Tsipras, mais il faudra un jour que Mr Hollande et Valls rendent des comptes  sur ce que l’on peut qualifier de trahison envers les intérêts de notre peuple et de la nation. Comptons sur le suffrage universel pour s’en charger, comme il a d’ailleurs commencé à le faire.

Et les internationalistes que nous sommes, se souviendrons de leur complaisante soumission à leurs amis de la finance.

Car au moment où le mouvement social entame le combat avec toute sa puissance, il faut se souvenir que nous n’avons pas à faire avec  Mr Valls à un Social démocrate classique qui choisirait, in fine, un compromis entre le capital et le travail.

Sinon comment comprendre que comme Mr Sarkozy avant lui, il conserve ainsi le cap après quatre déculottées électorales de suite et sans réelle majorité à l’assemblée nationale ?

C’est que comme Sarkozy, il défend les intérêts de sa caste et de ses amis de l’oligarchie politico-financière. Ces gens ne sont plus de notre monde.  Il faut donc engager le combat avec eux en connaissance de leur cause.

Il revient par contre aux députés de savoir de quel côté ils veulent être : de l’infamie ou de la résistance ? Lors du 1er vote devant l’assemblée, le gouvernement savait ne pas pouvoir compter sur une majorité d’où le recours au coup de force du 49-3. Il faut que leur refus soit plus net encore pour faire hésiter le gouvernement.

Ainsi, ils ne respecteraient pas seulement leur mandat mais défendraient aussi les intérêts des autres peuples européens qui ont besoin d’une France Républicaine défendant l’intérêt général, dont le premier est celui de la préservation de notre écosystème, et non l’addition d’intérêts particuliers, l’égalité sociale contre la soif égoïste du capital, une vison indépendante et non alignée des rapports internationaux et non une Europe sous domination de l’OTAN, la s     ouveraineté populaire contre tout asservissement d’où qu’’il vienne, que ce soit d’une puissance  étrangère ou des marchés.

Voilà les raisons de notre engagement pour 6ème République et la rupture avec les actuels traités qui régissent l’union européenne.

On voit donc que loi Macron n’est pas juste une loi antisociale supplémentaire. Elle l’est bien sûr mais elle touche également à la souveraineté du peuple dont le premier adversaire a toujours été ce système qui prétend justement lui enlever sa souveraineté  sur les richesses qu’il produit par son seul travail. Et ce pour le seul intérêt des profits du plus petit nombre.

Voilà pourquoi la marche du 9 avril est si importante. Et que nous appelons à en faire le plus grand succès possible derrière nos syndicats. Et si nous avions besoin d’un peu plus de courage encore avant d’entamer cette bataille, soyons certains que le gouvernement Valls est encore bien plus fragile que ne l’était celui de Mr Juppé en novembre/ décembre 1995

Alors oui, le 9 avril et après, tous unis, tous ensemble pour rejeter la Loi Macron et ceux qui veulent nous l’imposer !

  

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Mar 29

Tripartisme fictif

tripartismeDepuis dimanche soir, montage à l’appui des photos de Valls, Sarkozy, Le Pen côte à côte, on nous vend le tripartisme. La vie politique française se résumerait donc à deux libéraux (un de « gauche », un de droite) et une « facho ».

Incontestablement la droite a gagné cette élection en étant unie. Incontestablement le FN a consolidé son implantation. Mais l’image d’une gauche rassemblée derrière Manuel Valls est évidemment une arnaque. Il n’y a pas un bloc « de gauche » derrière le PS.

L’arnaque aux étiquettes

Cette manipulation n’a rien de spontanée. Elle a même été préparée de longue date. Face à un nouveau mode de scrutin, le Ministère de l’intérieur avait la latitude de classer de différentes manières un binôme lorsqu’il était composé de candidats de deux partis différents. En choisissant arbitrairement de les étiqueter « Divers Gauche », quels qu’ils soient, voire même « Union de la Gauche » dans certains cas, il a pris une décision politique. D’autant que le FdG et EELV s’étaient adressés officiellement à lui pour demander qu’il en soit autrement pour nos binômes communs. Refus.

L’objectif poursuivi ? Il s’agissait de réduire dimanche soir l’échec du PS et d’effacer du tableau toute trace d’alternative à gauche. Si on en croit le Ministère, le FdG atteindrait ainsi 6,09 % et EELV 2% contre un PS « et ses alliés » (dixit) à 21,85 % (nul n’a noté par ailleurs que les binômes exclusivement socialistes n’atteignent que 13,70 % des suffrages exprimés, la catégorie Union de la Gauche étant additionné sans discussion au résultat du PS). Les DVG, souvent enrôlés derechef sous le drapeau de la majorité gouvernementale, sont eux estimés à 6,81 %.

Les vrais résultats du Front de Gauche

La réalité est toute autre puisqu’au moins 30 % des candidats FdG, ceux partis en commun avec EELV, sont camouflés dans « DVG ». En réalité, 9,4% des électeurs ont voté pour une liste soutenue par le FdG (11,9% si on les rapporte aux seuls cantons dans lesquels ils étaient présents, comme le montre l’étude électorale de Roger Martelli à lire ici ). Soit le meilleur score du FdG en dehors de la Présidentielle, meilleur que les 8,9 % obtenus aux cantonales de 2011 dans la moitié des cantons français, et beaucoup mieux que les 6,33 % des Européennes. Ajoutons, pour être précis, qu’une partie de nos candidats ont même été classés en « Union de La Gauche » dont le résultat, on l’a vu, est rentré directement dans l’escarcelle socialiste ! La conséquence de tout cela ? Non seulement cela cache notre rebond mais cela augmente d’autant le score du PS et de ses alliés.

En réalité, le PS a connu une nouvelle sanction alors que le FdG, lui, progresse sensiblement.

Première raison : à l’inverse des Municipales, il s’est engagé sur une stratégie nationale d’autonomie claire vis à vis du PS. Il a du coup évité, en prime, les divisions qui ont pollué les élections européennes. L’électorat ne vient pas au secours d’un canard boiteux. Cette fois, il a jugé du coup utile de se déplacer davantage d’autant que les choix étaient clairs (la dispersion de listes étant très limitée, les électeurs ont souvent eu le choix à gauche entre deux listes : celle de la majorité gouvernementale face à celle de l’opposition de gauche). Plusieurs candidatures ont profité de cette « prime à la clarté » comme celle de Claude Chaidron et Dolorès Esteban, pourtant seulement soutenue par le PG et Ensemble, qui se retrouve face au FN au 2ème tour à Amiens 1 après avoir éliminé celle défendue par le PS.

Cela ne règle pas toutes les questions, c’est notamment insuffisant pour parler d’alternative, mais dans un contexte général de ressac et de victoire de la droite, il s’agit d’un point d’appui sur lequel on peut espérer rebâtir. Après l’échec des Européennes c’est une satisfaction dont nul ne se plaindra.

Le rassemblement avec EELV cela marche

D’autant, et c’est le deuxième élément de satisfaction, que le rassemblement avec EELV, et parfois Nouvelle Donne, dans 448 circonscriptions a marqué des points. Il enregistre une moyenne de 13,6 % . Un résultat d’autant plus intéressant qu’obtenu sans aucune visibilité ni identifiant national. Cela a évidemment affaibli son impact dans une élection où les critères nationaux ont pris le pas sur tout autre. Pour preuve, ce résultat augmente dès lors qu’il y a eu une cohérence de liste sur tout un département – 17,67 % en Ariège, 16,72 % en Lozère, 16 % en Haute-Vienne par exemple – et plus encore sur une ville : 19,25 % à Lille, 19,6 % à Poitiers, 15,83 % à Toulouse, 29 % à Grenoble. Cela confirme l’efficacité encore plus grande de cette association politique dans les centres urbains.

La prime aux démarches citoyennes et aux dynamiques militantes

Les rassemblements élargis prouvent donc leur utilité électorale. Mais ils entrainent d’autant plus d’adhésion qu’ils correspondent à de nouvelles pratiques militantes et à une volonté de déclencher et entretenir une véritable implication citoyenne dépassant les seuls cadres partisans. Quelles qu’en soient, à ce stade, les modalités opérantes. Cela fonctionne par exemple quand le FdG s’est engagé dans un tel processus depuis longtemps. A l’exemple de la Creuse (point de départ de « Limousin Terre de Gauche ») avec une moyenne de 14,94 % dont une pointe à 28,8 %, ou des Alpes-de-Haute-Provence, où dans quatre circonscriptions les résultats culminent à 22, 28, 25 et 26 % ! On l’a vu plus haut, cela a de nouveau fonctionné parfaitement à Grenoble, où l’articulation entre unité des partis et démarche citoyenne, exemplaire aux Municipales, permet d’être au 2ème tour dans 3 des 4 cantons de la ville. Dans la Drôme, le même type de démarche a permis, par une alliance du FdG dans son ensemble et d’EELV, de qualifier ses binômes au 2ème tour à Dieulefit et dans le pays Diois. C’est un processus comparable qui explique les succès de Poitiers ou Lille, où pourtant le rassemblement FdG / EELV n’était pas écrit à l’avance ou encore à Clichy-la-Garenne avec plus de 15% des voix. Même bonus évident là où des démarches de type « majorité citoyenne » se sont appuyées sur des assemblées citoyennes souveraines : à Toulouse, Alternative Citoyenne obtient 15,87 de moyenne (malgré des listes concurrentes du PCF), dans le Jura les résultats s’étalent entre 10 et plus de 20 % dans plusieurs circonscriptions pourtant difficiles pour la gauche ou encore l’Aveyron avec 15,22 % sur 19 cantons dont celui de Rodez – Onet qui voit notre CG sortant, M. Jean-Louis Roussel, au 2ème tour avec 23,86 %.

Il se sera donc passé quelque chose finalement à ces élections du côté de l’autre gauche. On espérait quelques bonnes surprises, les listes que nous soutenions ont fait mieux, démontrant une disponibilité de l’électorat dès lors qu’elles se révèlent crédibles et utiles. Le résultat est meilleur en cas de rassemblement plus large et encore plus satisfaisant lorsque ces candidatures s’appuient sur une dynamique citoyenne et militante. C’est cette démarche, complémentaire, qu’il faudra entretenir à l’avenir, ce qui évidemment doit interpeller non seulement les partis du FdG mais aussi nos potentiels partenaires dont au premier plan EELV mais aussi Nouvelle Donne ou le NPA. Il faudra faire preuve d’audace si, pour déjouer un contexte global pour le moment mauvais, on veut ramener une partie des abstentionnistes dans l’action politique. Car, pour finir, si malgré tous les pronostics, la participation a été meilleure que prévue (en hausse de 5 points par rapport aux Européennes et Cantonales 2011), elle reste le phénomène politique premier notamment dans les départements et quartiers populaires (un tiers de participation dans le 93). Or rien ne sera possible sans le retour, là aussi, du peuple aux affaires.

Le deuxième tour

Les élections ne sont bien sûr pas terminées. Leur physionomie prendra tout son sens dimanche prochain. D’ici là, il nous faut se mobiliser autour de nos candidats pour faire élire le maximum de conseillers départementaux de résistance. Ils seront utiles. Comme sera évidemment précieux de conserver les départements gérés par le FdG tel le 94, dont les habitants auront plus que jamais besoin d’un bouclier social contre la politique d’austérité du gouvernement.

Pour le reste, le PG a décidé de ne pas donner de consignes de vote. La droite est menaçante, mais la seule responsabilité est du côté de l’Elysée et de Matignon. Plus que jamais, pour l’avenir, la situation réclame une grande lisibilité. Dans ce cas, le traditionnel désistement républicain n’a guère de sens quand des candidats « de gauche » soutiennent un gouvernement qui fait une politique de droite. Ce sera donc aux candidats du PS de convaincre nos électeurs de l’utilité de voter pour eux contre la droite. Il n’est pas sûr que laisser à Manuel Valls le soin de mener la campagne leur facilitera le travail. Toutefois, en adversaire le plus résolu du FN et des valeurs d’extrême-droite, nous appelons à faire barrage contre ce parti. Un appel qui ne concerne pas les duels avec l’UMP qui banalise le FN à force de tirer un trait d’égalité entre lui et le FdG et de recycler une partie de ses valeurs.

Au-delà de cette prise de position nationale, nous laissons aussi le soin aux véritables collectifs (assemblées citoyennes ou autres) qui se sont constitués autour des candidatures d’affiner leur position pour le 2èmetour. Vouloir l’implication citoyenne c’est aussi laisser aux citoyens et/ou militants qui se sont impliqués dans la campagne, leur souveraineté collective sur ce type décision.

Eric Coquerel
SN à la coordination politique

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Mar 28

Le signal grec

victoire_grece_journaux_syrizaAinsi Syriza l’a emporté nettement aux élections législatives de dimanche dernier, en Grèce. Pour la première fois, un peuple européen a porté à la tête de son gouvernement un parti de l’autre gauche pour se débarrasser de l’austérité. C’est une défaite de la droite allemande et de tous ceux qui ont pris fait et cause pour le parti de l’ancien premier ministre, le conservateur Antonis Samaras, comme l’Espagnol Rajoy qui est venu à Athènes le soutenir. Rappelons, outre les déclarations de François Hollande, que le PS français avait refusé de recevoir Alexis Tsipras. Son homologue grec le PASOK a subi une déculottée électorale en passant de 40% à 4,7% des votes. En savoir plus »

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